Toutes les réponses, au même endroit.
Prix au mètre carré, délais, méthode, milieu occupé, secteurs : les questions que posent les marques avant de confier un chantier, regroupées sur une seule page.
Généralités (08)
Une entreprise générale prend en charge l'intégralité d'un chantier de rénovation : études, maîtrise d'œuvre, exécution de tous les lots (gros œuvre, second œuvre, menuiserie d'art, métallerie, électricité, plomberie, CVC, finitions) et maintenance. Vous signez un seul contrat, vous avez un seul interlocuteur. Dans le segment du luxe, elle fédère un réseau d'artisans d'art sélectionnés sur leur savoir-faire et garantit la cohérence esthétique du livré.
Un agenceur exécute principalement l'agencement intérieur d'un point de vente : mobilier, vitrines, comptoirs, signalétique. Une entreprise générale comme Krapted couvre tout le chantier au-delà de l'agencement : démolition, gros œuvre, second œuvre tous corps d'état, électricité, plomberie, CVC, finitions, réception des travaux. Pour une rénovation de boutique de luxe à Paris, l'entreprise générale est l'interlocuteur unique de la marque.
À titre indicatif, une rénovation de boutique de luxe à Paris se situe entre 3 500 et 8 000 € HT par m², selon le programme et le niveau de finition. Une boutique signature en matériaux nobles (marbre, laiton, ébène, cuir) dépasse fréquemment 6 000 € HT/m², tandis qu'une rénovation partielle reste autour de 3 500 €/m². Le chiffrage précis dépend des corps de métier mobilisés, des artisans d'art sollicités et du calendrier commercial à tenir.
Une boutique de luxe se livre en 3 à 5 mois de travaux à Paris, après une phase d'études de 4 à 8 semaines. Un flagship peut demander 6 à 9 mois. Un restaurant signature compte 5 à 7 mois. Un palace ou un hôtel boutique demande 9 à 18 mois. Un pop-up éphémère se livre en 6 à 10 semaines.
Krapted accompagne les ouvertures internationales de ses clients : Paris, Milan, Londres, Lisbonne, New York, Tokyo figurent parmi les destinations courantes. Nous mobilisons notre réseau d'artisans français sur site, ou nous coordonnons des équipes locales sous direction parisienne. Le standard d'exécution reste identique d'une capitale à l'autre, la facturation se fait depuis Paris en euros.
Nous intervenons en phases nocturnes ou en fermetures partielles, avec des protections renforcées (cloisons phoniques temporaires, aspirateurs HEPA, accès artisans dédié) et un planning hebdomadaire validé avec le directeur de boutique. Cette modalité allonge la durée de chantier de 20 à 40 %, mais préserve le chiffre d'affaires du point de vente. Nous la recommandons pour les flagships parisiens dont les recettes mensuelles dépassent souvent le million d'euros.
Notre réseau réunit sept métiers d'art que nous retrouvons sur la quasi-totalité des chantiers retail luxe et hospitality : menuiserie d'atelier, métallerie d'art (bronze, laiton, acier patiné), staff et plâtres décoratifs, marbrerie, peinture décorative (laques traditionnelles, faux marbres), tapisserie d'ameublement, verrerie et miroiterie. Aucun artisan n'est sélectionné sur appel d'offres : tous sont recrutés sur recommandation et visite d'atelier.
Le premier échange est un rendez-vous de cadrage, sans engagement, durant lequel vous nous présentez votre projet : programme, surface, calendrier d'ouverture, niveau de finition attendu, contraintes du site. Nous écoutons, nous posons les questions techniques nécessaires, et nous confirmons dans les jours qui suivent notre capacité à porter le chantier. Si tout est aligné, la phase d'études démarre avec un chiffrage indicatif sous deux à quatre semaines.
L'entreprise (06)
Oui, nous intervenons sur les ouvertures internationales de nos clients : Paris, Milan, Londres, Lisbonne, New York et Tokyo figurent parmi les destinations courantes. Nous mobilisons notre réseau d'artisans français sur site, ou nous coordonnons des équipes locales sous direction parisienne, avec le même standard d'exécution partout. Le siège reste à Paris, la facturation se fait en euros, la coordination administrative est centralisée.
Les artisans sont sélectionnés sur leur savoir-faire et la qualité de leur travail. Notre réseau fédère menuisiers d'atelier, métalliers d'art, staffeurs, peintres décorateurs et marbriers, recrutés sur recommandation d'autres artisans ou de clients du luxe. Chaque chantier voit la constitution d'une équipe sur-mesure : un artisan validé sur un flagship retail rejoindra l'équipe d'un palace seulement si le programme l'exige, et inversement.
Krapted est une entreprise générale française fondée en 2026, dédiée à la rénovation intérieure des marques d'excellence. Nous réunissons un réseau d'artisans d'art français sélectionnés sur leur savoir-faire, et nous accompagnons nos clients sur leurs ouvertures à Paris et à l'international. Le fondateur dispose d'une double expérience de plusieurs années sur les grands chantiers français et en conseil stratégique auprès du CAC40 et de fonds de Private Equity.
Nous accompagnons les marques d'excellence sur leurs ouvertures et rénovations : marques de luxe en retail, restaurants gastronomiques, palaces et hôtels boutique, fondations et lieux culturels, sièges sociaux de grands groupes. La discrétion fait partie du contrat : les noms restent confidentiels sans accord écrit. Nos clients sont retenus sur l'exigence du programme et la qualité de la relation.
Nous travaillons en bonne intelligence avec les architectes intérieurs, scénographes et bureaux d'études mandatés par les marques. Nous exécutons la vision créative sans la diluer, tout en apportant notre expertise constructive : faisabilité technique, choix des artisans, séquencement du chantier, réception des travaux. Lorsque la marque ne dispose pas d'architecte attitré, nous pouvons prendre en charge les études et la maîtrise d'œuvre en interne.
Le premier échange est un rendez-vous de cadrage, sans engagement, durant lequel vous nous présentez votre projet : programme, surface, calendrier d'ouverture, niveau de finition attendu, contraintes du site. Nous écoutons, nous posons les questions techniques nécessaires et nous confirmons dans les jours qui suivent notre capacité à porter le chantier. Si tout est aligné, la phase d'études démarre avec un chiffrage indicatif sous deux à quatre semaines.
Expertises (06)
Une entreprise générale est l'unique interlocuteur d'un client sur un chantier de rénovation : elle prend en charge les études, la maîtrise d'œuvre, l'exécution de tous les corps de métier (gros œuvre, second œuvre, menuiserie d'art, métallerie, finitions) et la maintenance. Dans le segment du luxe, elle fédère un réseau d'artisans d'art sélectionnés sur leur savoir-faire, garantit la cohérence esthétique du livré et tient les calendriers commerciaux des marques.
Un agenceur exécute principalement le mobilier et l'agencement intérieur d'un point de vente : menuiserie, vitrines, comptoirs, signalétique. Une entreprise générale couvre l'intégralité du chantier au-delà de l'agencement : démolition, gros œuvre, second œuvre tous corps d'état, électricité, plomberie, CVC, finitions, réception des travaux. Pour une rénovation de boutique de luxe à Paris, l'entreprise générale est l'interlocuteur unique de la marque.
Une rénovation de boutique de luxe à Paris dure entre 3 et 5 mois de travaux, après une phase d'études et de chiffrage de 4 à 8 semaines. Les délais varient selon la surface (60 à 400 m² typiquement), le niveau de finition (laque, marbre, métaux travaillés) et les contraintes du site (galerie haussmannienne, milieu occupé, ouverture pendant la fashion week). Un flagship peut demander 6 à 9 mois, un pop-up éphémère se livre en 6 à 10 semaines.
À titre indicatif, une rénovation flagship retail haut de gamme se situe entre 3 500 et 8 000 € HT par m² à Paris, selon le programme et le niveau de finition. Une boutique signature en matériaux nobles (marbre, laiton, ébène, cuir) dépasse fréquemment 6 000 € HT/m², tandis qu'une rénovation partielle reste autour de 3 500 €/m². Le chiffrage précis dépend des corps de métier mobilisés, des artisans d'art sollicités et du calendrier commercial à tenir.
Oui, nous intervenons en milieu occupé sur les rénovations de boutiques de luxe lorsque la marque souhaite maintenir son point de vente actif. Le chantier s'organise alors en phases nocturnes ou fermetures partielles, avec des protections renforcées, des accès dédiés aux artisans et un planning hebdomadaire validé avec le directeur de boutique et les équipes Visual Merchandising. Cette modalité allonge la durée de chantier de 20 à 40 %, mais préserve le chiffre d'affaires du point de vente.
Nous coordonnons en propre les corps de métier suivants : gros œuvre, second œuvre, menuiserie d'art, métallerie, électricité, plomberie, CVC (chauffage-ventilation-climatisation), revêtements, peintures décoratives, signalétique. Sur les chantiers retail luxe, la coordination intègre également les équipes Visual Merchandising et les fournisseurs référencés des marques. Tous corps d'état signifie ici une réelle intégration en interne, plutôt qu'une sous-traitance pilotée à distance.
Boutiques de luxe (04)
Une rénovation de boutique de luxe à Paris se situe entre 3 500 et 8 000 € HT par m², selon le programme et le niveau de finition. Une boutique signature en matériaux nobles (marbre, laiton, ébène, cuir) dépasse fréquemment 6 000 € HT/m² ; une rénovation partielle reste autour de 3 500 €/m². Le budget dépend des corps de métier mobilisés, des artisans d'art sollicités et des contraintes du site : galerie haussmannienne, milieu occupé, horaires de nuit.
Un flagship retail demande 6 à 9 mois de travaux, après une phase d'études de 4 à 8 semaines. Une boutique standard de 60 à 400 m² se livre en 3 à 5 mois ; un pop-up éphémère en 6 à 10 semaines. Le délai se cale sur le calendrier commercial de la marque : la date de réouverture est fixée d'abord, le planning de chantier se construit à rebours, lot par lot.
Oui, une boutique peut rester ouverte pendant sa rénovation : le chantier passe alors en phases nocturnes ou en fermetures partielles par zones. Cette modalité, dite en milieu occupé, allonge la durée des travaux de 20 à 40 % mais préserve le chiffre d'affaires du point de vente, un arbitrage fréquent pour les flagships parisiens dont les recettes mensuelles dépassent souvent le million d'euros. Elle exige des protections renforcées et une remise en état commerciale quotidienne.
Sur un chantier de boutique de luxe, l'entreprise générale coordonne les équipes Visual Merchandising de la marque en fin de chantier : vitrines, mobilier de présentation, éclairage produit. Les réservations techniques nécessaires (alimentations électriques, fixations, fourreaux) sont intégrées aux études dès l'avant-projet. Cette anticipation évite les percements et reprises tardives sur des finitions déjà livrées, principal risque de retard des deux dernières semaines.
Restaurants gastronomiques (04)
La rénovation complète d'un restaurant gastronomique demande 5 à 7 mois de travaux, cuisine professionnelle comprise, après une phase d'études de 4 à 8 semaines. Une rénovation de salle seule, sans intervention sur la cuisine, se livre en 2 à 4 mois. Le délai dépend de la complexité des lots techniques (extraction, fluides, froid), du passage en commission de sécurité et de la date d'ouverture annoncée, qui structure le planning à rebours.
Un restaurant cumule trois cadres réglementaires : les normes ERP (établissement recevant du public) pour la sécurité incendie, les dégagements et l'accessibilité ; les règles d'hygiène alimentaire pour la cuisine, la plonge et les flux propre/sale ; et les exigences acoustiques vis-à-vis du voisinage pour l'exploitation en soirée. La conformité se construit dès l'avant-projet, car une non-conformité découverte en fin de chantier retarde l'autorisation d'ouverture de plusieurs semaines.
Oui, un restaurant peut rester en exploitation partielle pendant sa rénovation si les zones d'intervention sont séparables : salle rénovée par moitiés, cuisine traitée pendant une fermeture courte, bar maintenu en service. Les interventions bruyantes se phasent en dehors des services du midi et du soir. Cette modalité allonge la durée du chantier, de l'ordre de 20 à 40 %, mais préserve la clientèle et les équipes en place. La fermeture complète reste préférable pour une refonte lourde de cuisine.
Sur un chantier de restaurant, l'entreprise générale tient la coordination entre le chef et son équipe (implantation de cuisine, matériel, flux de service), l'architecte ou le scénographe (parti pris de salle, matières) et les corps de métier. Un interlocuteur unique arbitre les interfaces : une hotte déplacée modifie un plafond, un passe élargi modifie une cloison. Centraliser ces décisions évite les reprises croisées qui font déraper budget et calendrier.
Hôtels et palaces (04)
La rénovation d'un palace ou d'un hôtel boutique demande 9 à 18 mois, selon le nombre de clés, l'ampleur du programme (chambres seules ou chambres et espaces communs) et le phasage retenu. Un étage de 10 à 15 chambres se livre typiquement en 3 à 4 mois. En milieu occupé, l'hôtel conserve une partie de sa capacité pendant toute la durée des travaux, ce qui allonge le calendrier de 20 à 40 % mais maintient le chiffre d'affaires.
Une rénovation hôtelière en milieu occupé s'organise étage par étage : les niveaux en travaux sont isolés (accès dédiés, monte-charges réservés, cloisonnements phoniques), les interventions bruyantes sont encadrées sur des plages horaires validées avec la direction, et la clientèle est tenue à l'écart des flux de chantier. La chambre témoin est validée avant le déploiement. Cette méthode préserve l'exploitation : l'hôtel continue de vendre les étages livrés pendant que les suivants se transforment.
Une chambre témoin est la première chambre rénovée d'un programme hôtelier, exécutée à l'identique du projet final : matières, calepinages, menuiseries, éclairage, salle de bains. Validée par la maîtrise d'ouvrage et l'architecte, elle devient la référence contractuelle des étages suivants. Elle permet de corriger les détails avant la répétition en série, là où une erreur se multiplierait par le nombre de clés. Son coût unitaire est plus élevé, son effet sur la qualité finale est décisif.
Une rénovation d'hôtel mobilise l'ensemble des corps d'état : démolition, gros œuvre léger, plomberie et colonnes techniques, électricité et courants faibles, CVC, menuiserie d'agencement, marbrerie de salle de bains, peinture décorative, revêtements, tapisserie d'ameublement et miroiterie. S'y ajoutent les lots propres à l'hospitality : serrurerie de portes palières, signalétique, literie et habillages muraux acoustiques. La coordination de ces lots sur des étages répétitifs est le cœur du métier d'entreprise générale.
Bureaux de prestige (04)
La rénovation d'un étage de direction ou d'un espace de réception à Paris se situe généralement entre 2 500 et 5 000 € HT par m², selon le niveau de finition et la part de menuiserie d'agencement. Un plateau tertiaire courant se rénove autour de 1 200 à 2 000 €/m² ; les espaces de prestige (salle du conseil, bureaux de présidence, accueils) dépassent ce niveau du fait des matières nobles, de l'acoustique renforcée et du mobilier intégré dessiné sur le projet.
Oui, la rénovation de bureaux en site occupé est la modalité la plus courante : le chantier avance par plateaux ou par demi-plateaux, les équipes sont déplacées par rotations internes (déménagements tiroirs), et les interventions bruyantes (percements, carottages, démolitions) se concentrent en soirée et le week-end. Cette organisation allonge le calendrier par rapport à un immeuble vide, mais évite la location de surfaces transitoires, souvent plus coûteuse que l'allongement du chantier.
Une salle du conseil vise un isolement acoustique de l'ordre de 35 à 45 dB vis-à-vis des espaces adjacents, pour garantir la confidentialité des échanges, et un temps de réverbération court pour le confort des réunions et de la visioconférence. Ces performances se construisent dès la conception : cloisons à double parement désolidarisées, portes acoustiques, traitement absorbant des plafonds et des murs, silencieux sur la ventilation. Une mesure de réception en fin de chantier valide le résultat.
La rénovation d'un siège social se planifie par phases de 2 à 4 mois par plateau, après une phase d'études de 6 à 10 semaines. Un étage de direction complet, avec salle du conseil et espaces de réception, demande typiquement 3 à 5 mois de travaux. Sur un programme multi-étages en site occupé, le calendrier global s'étale de 6 à 18 mois selon les rotations d'équipes possibles et la tolérance de l'entreprise aux nuisances.
Culture et événementiel (04)
La rénovation d'une galerie d'art se livre en 2 à 4 mois de travaux ; une fondation privée ou un espace d'exposition complet demande 6 à 12 mois selon la surface et les installations de conservation. À ces durées s'ajoutent deux à quatre semaines de stabilisation climatique puis la période d'accrochage des œuvres, gérée par le régisseur. Le planning se construit à rebours depuis la date de vernissage, annoncée publiquement et rarement déplaçable.
Un espace d'exposition vise classiquement une température stable autour de 20 °C et une hygrométrie relative proche de 50 %, avec des variations lentes, ainsi qu'une filtration de l'air et un éclairage plafonné en lux pour les œuvres sensibles (50 lux pour les arts graphiques, 200 lux pour la peinture). Ces conditions, fixées par le régisseur des œuvres et les assureurs, dimensionnent le lot CVC dès la conception et se vérifient par enregistrement avant l'arrivée des premières caisses.
L'exécution scénographique désigne la construction des dispositifs qui portent une exposition : cimaises, socles, vitrines, mobilier de médiation, éclairage réglable, habillages. Le scénographe conçoit, l'entreprise exécute au millimètre sur plans validés, en intégrant les réservations électriques et les fixations invisibles. La qualité se juge à la lumière rasante et à la disparition du dispositif derrière l'œuvre : un mur d'accrochage réussi ne se remarque pas.
Un lieu événementiel en activité se rénove entre les manifestations : le chantier s'organise par fenêtres d'intervention, parfois de quelques jours, avec des ouvrages préfabriqués en atelier pour réduire le temps de pose sur site. Les installations se démontent et se protègent avant chaque événement, puis le chantier reprend. Cette logique impose une préparation poussée : tout ce qui peut se fabriquer hors site l'est, la pose devient un assemblage.
Santé et bien-être (04)
La rénovation d'un spa haut de gamme se situe couramment entre 4 000 et 9 000 € HT par m², un niveau supérieur au retail du fait des lots techniques : étanchéité des zones humides, traitement d'eau et d'air, hammams et équipements de soin. Près de 70 % du budget part dans des ouvrages invisibles à la livraison. Une cabine de soin sèche se rénove autour de 2 500 à 4 000 €/m² ; les zones humides (hammam, bassins, douches expérientielles) concentrent les coûts les plus élevés.
Un centre de soin cumule plusieurs cadres : les règles ERP de sécurité du public (dégagements, matériaux classés au feu, accessibilité PMR), les exigences sanitaires propres aux actes pratiqués (surfaces désinfectables, ventilation, gestion des flux propres et sales) et, pour les bassins et hammams, le code de la santé publique sur le traitement de l'eau. Ces contraintes se traitent dès la conception : une mise en conformité tardive sur un lot d'étanchéité ou de ventilation impose de déposer des finitions neuves.
Les ambiances de hammam (jusqu'à 50 °C et saturation de vapeur) et de zones humides exigent des matériaux éprouvés : pierres naturelles peu poreuses ou traitées, mosaïque et grès cérame sur étanchéité continue, bois naturellement stables en humidité, métaux inoxydables ou traités contre la corrosion, enduits à la chaux formulés pour milieux humides. Le choix se fait matière par matière, en croisant tenue dans le temps, entretien réel par les équipes d'exploitation et rendu sensoriel recherché.
La rénovation complète d'un spa demande 4 à 8 mois de travaux selon la surface et la part de zones humides, après une phase d'études de 6 à 10 semaines incluant le dimensionnement des lots eau et air. Les essais techniques ajoutent deux à trois semaines en fin de chantier : mise en eau, montée en température des hammams, équilibrage de la ventilation, mesures acoustiques. Un spa d'hôtel rénové en milieu occupé se phase par zones pour maintenir une offre de soin partielle.
Mobilité et services (04)
Un chantier en zone réservée d'aéroport est encadré par les procédures de sûreté : badges nominatifs délivrés après enquête, habilitations préalables, escortes pour les compagnons non badgés, contrôle systématique des outillages et des livraisons. Ces démarches demandent plusieurs semaines d'anticipation avant le premier jour de travaux. Les interventions se calent sur les heures creuses de trafic et les fenêtres accordées par l'exploitant, ce qui impose une préparation poussée et une préfabrication maximale des ouvrages en atelier.
Un lounge aéroportuaire reçoit plusieurs milliers de passages quotidiens : les matériaux se choisissent sur leur résistance à l'usure et leur réparabilité. Sols en pierre dure, grès cérame pleine masse ou textiles techniques classés trafic intense ; assises aux revêtements remplaçables ; angles et soubassements protégés par des matières nobles mais dures (laiton, chêne massif, pierre). La logique du luxe s'y applique différemment du retail : la beauté doit tenir la cinquième année, pas seulement le jour de l'inauguration.
La rénovation d'un lounge ou d'un salon VIP demande 3 à 6 mois en site exploité, contre 2 à 3 mois si l'espace peut fermer complètement. L'écart vient du phasage par zones et des fenêtres d'intervention réduites, souvent nocturnes. La préfabrication en atelier compense en partie cette contrainte : les ouvrages arrivent finis et la pose devient un assemblage. S'ajoutent en amont les délais d'habilitation sûreté des équipes, de l'ordre de quatre à huit semaines en zone aéroportuaire.
Un showroom de marque emprunte aux deux logiques : les codes du retail de luxe pour la mise en scène des produits (matières signature, éclairage, parcours) et les contraintes des lieux de flux pour la tenue dans le temps, car un showroom automobile ou un espace de services reçoit un public plus dense et plus varié qu'une boutique. Le programme se traite donc comme un flagship, avec des matériaux dimensionnés pour la haute fréquentation et des dispositifs d'exposition démontables au rythme des lancements.